



JUNIOR GUELPA en bref :
-Né le 21/09/1987 à Grasse
-1 frère Jean Christophe sorel
-1 soeur Paoloa (14 ans )
-169 Victoires a son actif
-1ere victoire le 29 Octobre 2003 a Enghein au monté avec jenko D'urzy
-Sa plus belle victoire : Prix des Ducs de Normandie 2007 avec L'ocean D'urfist
-Son pire souvenir : Prix d'Amerique 2006 avec Ico kiki
INTERVIEW DE JUNIOR EN 2007
Paris Turf, c'est ma bible ». Chaque matin, une tasse de café à la main, Stéphane Guelpa, entraîneur et driver en trot attelé, décortique son journal. Chez lui, une peinture murale immortalise une course. Autour, photos, souvenirs et coupes envahissent la pièce. Un coup d'?il par la fenêtre : Le décor est planté. Sur 15 hectares, à La Gaudine.
Son fils, Junior, multiplie les passages sur la piste d'entraînement où une quarantaine de chevaux se perfectionnent. Splendides, élancés, costauds et fiers. Des trotteurs français. Meilleurs que leurs homologues anglais selon Stéphane.
Dans la famille Guelpa, ils excellent tous. Le frère aîné, Jean-Christophe Soler est au sommet en trot attelé, Paola, 13 ans brille en poney. Mais l'espoir de la famille, c'est bel et bien Junior : 20 ans, 1,80 m et un palmarès déjà éloquent.
Sa première victoire ? Enghien, à 16 ans seulement. « À 13 ans, explique son papa, quand on met déjà les fesses dans un sulky, c'est qu'on est né dedans. »
« Le cheval dans le nez »
Le 16 mai dernier. Nouvelle perf sur L'Océan d'Urfist. Le Grand prix des Ducs de Normandie, l'épreuve de trot la plus prestigieuse de Normandie, lui revient. Bis repetita à Vincennes.
Classé dans les 20 meilleurs Français, Junior s'entraîne sans relâche. Il s'est préparé pour le Grand Prix d'Amérique où on l'attendait. Son cheval, souffrant, il jette l'éponge avant le jour J.
« On verra l'an prochain, on croise les doigts, déclare son père. Il fallait d'abord s'occuper des soins ». Junior est présent. « Mon fils a arrêté avant le bac, précise sa maman. Le plus important, c'est l'école de la vie. Il faut faire les choses à 100 %. Et avoir le cheval dans le nez. Sans quoi c'est l'échec. »
Et son père d'ajouter : « Il faut vivre avec les chevaux sinon ils ne seront jamais à 100 %. »
Opium des Journau, Opus de Plélan, Noctambule ou Kocktail du Vivier, qui a remporté trois courses de suite à Vincennes l'ont prouvé.
Des révélations attendues
L'année 2008 s'annonce sous les meilleurs auspices. Au niveau des infrastructures d'abord. « Nous avons été très bien accueillis à Fréjus depuis 1989. La commune a compris l'intérêt de conserver ses terres agricoles. Le Var est stratégique entre deux pôles de course comme Marseille et Cagnes-sur-Mer. Nous sommes fiers d'être à Fréjus et qui plus est, nous venons d'obtenir les autorisations nécessaires pour nous agrandir » précise Stéphane.
Pour la partie sportive, 2008 sera l'occasion de sortir la première production de l'élevage familial, en Mayenne. Des poulains nés il y a trois ans.
« Nous souhaitons aussi continuer les plus belles courses avec L'Ocean d'Urfist et révéler de bons chevaux comme Origan du Vivier qui devrait exploser. Nous ne voulons pas passer à côté de ces cracks ! »
Autant d'informations que les turfistes ne devraient pas prendre à la légère. Mais ne demandez pas à Stéphane ses pronostics. Le jeu n'est vraiment pas son dada. « J'ai découvert le trot attelé grâce à mon père qui me traînait sur les champs de course parce qu'il adorait le tiercé. Pas moi. Je ne suis pas joueur du tout. Quand on fait ce métier, on n'est pas assez objectif. Un peu comme avec nos enfants, on les voit toujours parfaits ! Or, il faut être impartial. »
Prisca Thivaud
Var-Matin
